Découvrir, apprendre, transmettre la flûte indienne en bambou — par Fabrice de Graef.
Joueur de Bansuri et Explorateur Sonore Électro-Organique
J'ai grandi dans un univers de recherche sonore. Mère pianiste, grand-père sonneur de cornemuse, père constructeur de synthétiseurs analogiques — à qui Maurice Martenot proposa personnellement de collaborer aux Ondes Martenot. C'est dans cet atelier que j'ai appris à entendre comment se forme un son, avant même de savoir comment on le joue.
J'ai commencé à la bombarde, en duo breton avec mon grand-père à la cornemuse. Puis le hautbois au conservatoire de Valenciennes, une école de jazz au saxophone à Anvers et une tournée en Irlande avec le bluesman Pat Wood (co-auteur de I am a poor lonesome cowboy). Une double bourse des gouvernements indien et français m'a ensuite conduit en Inde près de huit ans — auprès de Pandit Hariprasad Chaurasia, Harsh Wardhan, et L. Subramaniam. C'est de là que le Bansuri est devenu mon instrument principal.
Depuis je reste un pont entre les mondes : collaborations avec Anindo Chatterjee, Shabaz Hussain, Eric Mouquet (Deep Forest), Youth / Martin Glover (The Orb, Killing Joke), Alain Genty, Soïg Sibéril, Loy Ehrlich, Didier Malherbe, Roy "Future Man" Wooten, et depuis plus de vingt ans avec le maître de ghatam Giridhar Udupa. En parallèle, cette année en collaboration avec le label électro Altar Records et Alex Nauresaid, le duo électro indian chill Gîta.
Aujourd'hui je transmets le Bansuri, l'improvisation sur les ragas, le rythme indien — et je joue pour des centres de yoga, des retraites, des publics curieux d'un timbre rare.
Le Bansuri est l'une des plus anciennes flûtes au monde. Taillé dans une seule tige de bambou, sans bec, sans pièce mécanique. Tout passe par le souffle et la précision des doigts.
Sa racine est védique — la même matrice culturelle himalayenne d'où ont germé le bouddhisme, et à travers lui le yoga, le dzogchen, le yantra yoga, les écoles tibétaines de méditation. Plusieurs branches, une seule sève : le souffle comme voie, le son comme substrat, le silence comme matrice.
En Inde, le Bansuri est associé depuis toujours à la méditation, à la dévotion, et à Krishna lui-même, souvent représenté la flûte à la main. Mais son timbre chaud, rond, presque humain parle à quiconque cherche à laisser décanter le mental.
Trois entrées dans la même musique : l'instrument, la mélodie, le rythme. Chacune ouvre sur l'autre. Chacune demande de l'écoute.
Une flûte de bambou, taillée en une seule pièce. Sans bec, sans pièce mécanique. Cinq mille ans pour apprendre à se taire entre les notes.
Le raga n'est pas une mélodie. C'est un cadre — quelques notes choisies, un mood, un moment de la journée. À l'intérieur, l'improvisation invente une mélodie qui n'a jamais existé et n'existera plus.
Les talas — cycles rythmiques de l'Inde — sont des architectures sonores qui peuvent durer 7, 12, 16 temps. Quand on les habite vraiment, le temps cesse de fuir : il commence à chanter.
L'un des plus grands flûtistes indiens vivants — Padma Vibhushan, la deuxième plus haute distinction civile de l'Inde — parle de mon parcours avec le Bansuri. Mon maître.
Cinq ragas enregistrés, choisis chacun pour un moment précis du cycle de la journée.
Disponible sur toutes les plateformes :
Des concerts intimistes de 60 minutes, conçus pour les centres de yoga et de pratique contemplative. Deux pages dédiées par marché.
Pour les centres de yoga francophones. Découverte du Bansuri, concert de ragas apaisants, méditation sonore guidée.
souffle.bansuri.love →Per i centri di yoga e di pratica contemplativa in Toscana. Versione bilingue IT/EN.
soffio.bansuri.love →